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17 septembre 2020

SOCIAL : DSN - 17 09 2020

La déclaration sociale nominative (DSN), comment cela fonctionne ?

La déclaration sociale nominative (DSN) s'est substituée aux déclarations sociales demandées au titre de l’emploi des salariés. Quelles sont les entreprises concernées ? Comment fonctionne la DSN ? Explications.

La DSN : qu'est-ce que c'est ?

Mise en oeuvre progressivement depuis 2017 et généralisée depuis le 1er janvier 2019, la DSN remplace dans la plupart des cas la DADS-U (déclaration annuelle des données unifiées). Elle est le moyen de transmission des données employeurs pour déclarer et payer leurs cotisations aux organismes sociaux. Cette déclaration unique, mensuelle et dématérialisée permet aux employeurs de simplifier, sécuriser et fiabiliser les obligations sociales.

La DSN repose sur la transmission de 2 types de données :

  • les informations issues de la paie au sens large
  • les signalements d'évènements pour l'Assurance Maladie (signalements d'arrêt maladie, accident du travail, maternité, etc.) et pour Pôle emploi (reprises du travail et signalements de fin de contrat de travail).

La DSN : pour quelles entreprises ?

Toutes les entreprises du secteur privé du régime général et du régime agricole de sécurité sociale et qui emploient des salariés sont dans le périmètre de la DSN.

Les entreprises ayant plusieurs établissements doivent réaliser une DSN pour chaque établissement « employeur » disposant d'un numéro SIRET propre. Une entreprise SIREN adressera ainsi dans son fichier autant de structures DSN qu'elle a d'établissements (SIRET).

Certains employeurs sont exclus de la DSN. Il s’agit :

  • des particuliers employeurs
  • des employeurs de la fonction publique
  • de certaines entreprises situées dans des zones géographiques non concernées par la DSN (Monaco, certaines collectivités d’Outre-Mer, certaines entreprises de Mayotte sans SIRET, etc.).
  • des employeurs entrés en DSN employant des populations hors périmètre de la DSN
  • des établissements nouvellement entrés en DSN et n'ayant pas pu transmettre les données des organismes complémentaires en DSN.

Ces employeurs doivent continuer à déposer une DADS-U (déclaration annuelle des données sociales unifiées). Les particuliers-employeurs peuvent utiliser le CESU.

La DSN : comment renseigner votre logiciel de paie ?

La DSN est un sous-produit de la paie, généré par votre logiciel de paie, qui doit donc être compatible. Les logiciels de paie compatibles permettent de « traduire » les données figurant sur le bulletin de paie en données DSN. Ce sont les entreprises développant ce type de logiciel qui intègre l’API (interface de programmation) DSN dans le logiciel de paie qui vous est proposé.

Si vous n'avez pas de logiciel de paie, vous pouvez adhérer à l'une des offres suivantes :

  • Tese (Titre emploi service) pour les entreprises employant des salariés
  • izilio BTP pour les entreprises du BTP
  • izilio guichet professionnel pour les entreprises du spectacle vivant, de l'audiovisuel et du cinéma
  • CEA (chèque emploi associatif) pour les associations à but non lucratif ou les fondations
  • impact emploi association pour les associations (sportive, artistique, animation, familles rurales...) comptant au plus 9 équivalent temps plein.

Après son dépôt, la DSN est soumises à différents contrôles. Des messages de l'administration peuvent remonter au déclarant via son tableau de bord DSN. L'ensemble des retours est à prendre en compte et doit faire l'objet d'actions correctives si besoin.

La DSN : qui peut l'effectuer ?

3 options s’offrent à vous :

  • vous effectuez vous-même la DSN sur le site net-entreprises.fr ou via votre logiciel de paie compatible (tout en y réservant un accès à certains de vos salariés, comme ceux en charge des ressources humaines)
  • vous confiez à un tiers l’envoi de votre DSN (par exemple à un expert-comptable)
  • vous utilisez les deux options précédemment citées : vous réalisez vous-même certaines déclarations et confiez à un tiers les autres déclarations.

La DSN : quand l'effectuer ?

La DSN est à effectuer chaque mois et le paiement des cotisations est mensuel :

  • avant le 5 du mois pour les entreprises d'au moins 50 salariés et dont la paye est versée au cours du même mois que la période de travail
  • avant le 15 du mois dans les autres cas (employeurs de 50 salariés et plus en décalage de paye, employeurs de moins de 50 salariés).

Une déclaration tardive peut engendrer des pénalités de retard.

Si un événement (arrêt de travail, fin de contrat de travail) survient au cours du mois, il faut le signaler via la DSN dès qu’il est connu.

La DSN : les sanctions en cas de manquement

Défaut de production de la DSN dans les délais

Les entreprises ne produisant pas leur DSN dans les délais impartis s'exposent à une pénalité de 1,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié et par mois de retard. Ce montant est plafonné à 150 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par entreprise et par an si le défaut de production est inférieur ou égal à 5 jours. La pénalité est calculée en fonction de l'effectif connu ou transmis lors de la dernière déclaration de l'employeur.

Non respect du vecteur DSN

Les entreprises se soustrayant à l'obligation déclarative en DSN encourent une pénalité de 0,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié :

Pour les entreprises relevant du champ de la DSN en application du décret du 24 septembre 2014

  • montant plafonné à 10 000 € si l'entreprise emploie au moins 2 000 salariés
  • montant plafonné à 750 € par entreprise si l'entreprise emploie un nombre inférieur à 2 000 salariés.

Pour les entreprises relevant du champ de la DSN en application du décret du 18 mai 2016

montant plafonné à 750 € par entreprise et par mois.

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22 mai 2020

AGRICOLE - Remboursement TIPP - 22 05 2020

Téléservice : Remboursement des taxes sur le carburant destiné aux activités agricoles

BERCY INFOS – 05 2020

 

Agence pour l'informatique financière de l'État (AIFE)

Vous êtes concerné si vous utilisez du carburant pour les besoins de votre activité agricole.

Vous pouvez vous faire rembourser une partie des taxes perçues sur leurs dépenses réelles de carburant de l'année précédente.

Le remboursement concerne les taxes suivantes :

  • Taxe intérieure sur les produits énergétiques (TICPE) sur les achats de gazole non routier (GNR) ou gaz de pétrole liquéfié (GPL)
  • Taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN)

Pour l'année 2019

L'utilisation de la téléprocédure est obligatoire.

La demande de remboursement pour les achats réalisés au cours d'une année doit être effectuée jusqu'au 31 décembre de l'année 2022.

5 novembre 2019

Contrat Saisonnier - 11 2019

Le contrat saisonnier

Le contrat à durée déterminée (CDD) saisonnier s’achève normalement à l’arrivée du terme sans besoin pour l’employeur ou le salarié de respecter un éventuel préavis. Si le salarié continue à travailler pour l’employeur après la fin du CDD, celui-ci deviendra un contrat à durée indéterminée (CDI). A la fin de son contrat, le salarié ne peut prétendre à une indemnité de fin de contrat en cas de CDD saisonnier.

Une rupture anticipée du CDD saisonnier ne peut être envisagée que dans les cas suivants :

  • Accord entre le salarié et l’employeur
  • Conclusion d’un contrat à durée indéterminée
  • Faute grave du salarié ou de l’employeur
  • Force majeure
  • Inaptitude du salarié

Rupture du CDD saisonnier à l’arrivée du terme

Fin du CDD saisonnier

L’extinction du CDD saisonnier à l’échéance du terme prévu dans le contrat est automatique et s’impose à l’employeur et au salarié. Ni l’employeur ni le salarié n’ont besoin de respecter la procédure de rupture du contrat comme c’est le cas pour rompre un CDI.

Attention ! La poursuite de la relation contractuelle entre l’employeur et le salarié après la fin du CDD saisonnier est sanctionnée par la requalification du contrat en CDI.

Exemple : un salarié continue à être en charge de certaines tâches après la fin de la saison. Dans ce cas, la relation contractuelle se poursuit après la fin du CDD saisonnier et le contrat est requalifié en CDI.

Toutefois, le CDD saisonnier ne sera pas requalifié en CDI si le salarié est revenu à son poste de travail après l’échéance du terme alors que l’employeur s’y est clairement opposé.

Indemnités de fin de CDD saisonnier

A la fin d’un CDD, l’employeur doit en principe verser une indemnité de fin de contrat destinée à compenser la précarité de la situation du salarié. Cette indemnité est égale à 10 % de la rémunération totale brute versée au salarié (Article L1243-8 Code du travail).

Cependant, cette indemnité n’est pas due en cas de CDD saisonnier.

Attention ! Les tribunaux sont vigilants concernant l’exclusion de cette indemnité et vérifient que l’activité visée présente effectivement un caractère saisonnier.

Cas de rupture anticipée du CDD saisonnier

Accord entre le salarié et l’employeur : comment rompre un CDD à l’amiable ?

L’employeur et le salarié peuvent décider ensemble de mettre fin au CDD saisonnier avant l’échéance du contrat.

  • rédaction d’un écrit conseillée : même s’il n’existe pas de condition de forme particulière pour la rupture d’un commun accord, il est recommandé de recourir à un document écrit.

Attention ! La signature du reçu pour solde de tout compte ne caractérise pas une prise d’acte de rupture d’un contrat de travail saisonnier.

  • existence d’une volonté claire et non équivoque : la lettre de rupture établie par l’employeur et le salarié doit contenir l’accord clair du salarié à la rupture.

Ex: l’apposition par le salarié de la mention « lu et approuvé » sur la lettre délivrée par l’employeur lui-même n’est pas suffisante. En effet, le salarié doit avoir assez de temps pour réfléchir sur les conséquences de la rupture anticipée du CDD – ce qui n’est pas le cas s’il reçoit la lettre de l’employeur et appose au même moment la mention « lu et approuvé ». Il s’agit ici de protéger le salarié d’une rupture à l’initiative de l’employeur et « déguisée » en rupture d’un commun accord.

Démission CDD préavis ou sans préavis ?

Le salarié ne peut pas rompre par une lettre de démission un CDD saisonnier. Si un salarié envisage de démissionner en raison de reproches à l’encontre de son employeur, il doit être en mesure de prouver la faute grave de son employeur.

Attention ! Puisque la démission du salarié correspond à une rupture anticipée du CDD saisonnier en dehors des cas autorisés par la loi, l’employeur pourra demander des dommages-intérêts au salarié pour le préjudice subi.

Conclusion d’un contrat à durée indéterminée (CDI)

Lorsque le salarié justifie de la conclusion d’un contrat à durée indéterminée, le salarié est en droit de rompre le CDD saisonnier avant l’échéance du terme.

Comme le précise l’article L1243-2 du Code du travail, « sauf accord des parties, le salarié est alors tenu de respecter un préavis dont la durée est calculée à raison d’un jour par semaine compte tenu :

  1. De la durée totale du contrat incluant, le cas échéant, son ou ses deux renouvellements, lorsque celui-ci comporte un terme précis ;
  2. De la durée effectuée lorsque le contrat ne comporte pas un terme précis.
    Le préavis ne peut excéder deux semaines. »

Ex : le contrat comportait un terme précis de 8 semaines. Il faudra donc respecter un préavis de 8 jours (un jour par semaine).

Le préavis se décompte en jours ouvrés, c’est-à-dire du lundi au vendredi. « Justifier de la conclusion d’un CDI » signifie que le salarié a reçu une proposition d’emploi en CDI. Si par la suite, l’embauche en CDI n’a finalement pas lieu, le salarié sera tout le même dans le cas de rupture autorisée par la loi et l’employeur ne pourra pas demander des dommages-intérêts au salarié.

Faute grave du salarié

L’employeur peut mettre fin au CDD saisonnier en cas de faute grave du salarié. Cela implique la caractérisation d’un comportement gravement fautif du salarié suivie de la mise en œuvre de la procédure disciplinaire.

  • comportement gravement fautif : une faute grave se caractérise par un danger pour l’employeur en cas de maintien du salarié à son poste. Ce type de faute rend impossible le maintien de la relation contractuelle. Certains critères comme celui du risque couru par l’entreprise permettent de caractériser une faute grave.

Ex : négligences d’un salarié qui mettent en péril l’avenir de l’entreprise ou insubordination du salarié (refus d’exécuter les instructions de l’employeur)

Bon à savoir : l’abandon de poste en CDD peut aussi être considéré comme faute grave.

  • absence de faute grave : toutefois, aucune faute grave n’est caractérisée lorsque, par exemple, le salarié n’a pas justifié ses absences alors qu’il était malade mais qu’aucune perturbation d’entreprise n’est à noter.
  • procédure disciplinaire : l’employeur doit mettre en œuvre la procédure disciplinaire lorsqu’il envisage de se séparer de son salarié au motif d’une faute grave. A partir du moment où il prend connaissance des faits caractérisant une faute grave, il doit rapidement procéder à la mise en œuvre de cette procédure.
  •  entretien préalable : l’employeur a l’obligation de convoquer le salarié à un entretien préalable.
  •  notification écrite et motivée de la rupture du CDD : la lettre de rupture doit préciser le motif de la sanction.
  • non-respect de la procédure disciplinaire : le non-respect de la procédure disciplinaire donne lieu à l’allocation de dommages-intérêts en fonction du préjudice subi par le salarié. Uniquement en cas d’absence de motif dans la lettre, la rupture du CDD sera considérée comme non justifiée.

Faute grave de l’employeur

La faute grave justifiant la rupture du CDD saisonnier peut également émaner de l’employeur. Dans ce cas, le salarié est alors autorisé à mettre un terme au contrat. Le degré de gravité de la faute de l’employeur est important : s’il s’agit d’une simple erreur de la part de l’employeur, la rupture anticipée du salarié n’entrera pas dans les cas prévus par la loi.

  • difficultés relationnelles avec l’employeur: les difficultés relationnelles que le salarié peut rencontrer avec son employeur ne justifient pas une rupture anticipée du CDD sauf si ces difficultés aboutissent à un comportement agressif de la part de l’employeur.
  • comportement agressif de l’employeur : lorsque le salarié subit des violences de la part de son employeur, il est en droit de résilier immédiatement son CDD. Le harcèlement physique ou moral (ex : propos blessants, méprisants) justifient également une rupture du contrat par le salarié.

Force majeure

  • définition de la force majeure : la force majeure correspond à un évènement imprévisible, irrésistible et extérieur à la volonté des parties. La réalisation de ce type d’événement rend impossible la poursuite de la relation contractuelle jusqu’à la fin prévue du contrat. La force majeure peut être invoquée aussi bien par l’employeur que par le salarié.
  • exemples de cas de force majeure : en pratique, il n’est pas évident de caractériser la force majeure. En effet, la poursuite de la relation contractuelle doit être impossible et non pas seulement difficile ou onéreuse. L’impossibilité ne doit pas non plus être partielle ou limitée.

Ex : en cas d’incendie, il y aura cas de force majeure uniquement si les locaux ont été entièrement détruits. Néanmoins, en cas de cyclone, si un hôtel est détruit partiellement, son exploitation n’est pas impossible et aucun cas de force majeure ne peut être caractérisé.

Inaptitude du salarié

L’inaptitude du salarié justifiant une rupture anticipée du CDD saisonnier peut être d’ordre physique ou mental. Les conditions constitutives d’une telle inaptitude sont les suivantes :

  • l’inaptitude physique ou mentale doit nécessairement être constatée par le médecin du travail
  • le reclassement du salarié doit être impossible ou le salarié a refusé l’emploi proposé

Le travail saisonnier

 

Le travail saisonnier se caractérise par l’exécution de tâches normalement appelées à se répéter chaque année, à des dates à peu près fixes, en fonction du rythme des saisons (récolte, cueillette,…) ou des modes de vie collectifs (tourisme…). Cette variation d’activité doit être indépendante de la volonté de l’employeur.
Les salariés directement occupés à des tâches saisonnières peuvent être recrutés en contrats à durée déterminée (CDD) prévoyant ou non un terme précis.
Sous certaines conditions, des contrats saisonniers successifs peuvent être conclus avec le même salarié. De même, ils peuvent comporter une clause de reconduction.

A SAVOIR
Sauf convention ou accord collectif contraire, l’indemnité de fin de contrat (ou « indemnité de précarité ») versée en principe à la fin du CDD n’est pas due dans le cadre des contrats saisonniers.

Le terme du contrat saisonnier

Certains CDD, parmi lesquels le contrat saisonnier, peuvent ne pas comporter de date précise d’échéance.

Si tel est le cas, le contrat saisonnier doit néanmoins préciser qu’il est conclu pour la durée de la saison et mentionner une durée minimale d’emploi (librement fixée entre l’employeur et le salarié).

Le salarié dont le contrat de travail à caractère saisonnier s’achève et qui a effectué des heures supplémentaires, peut demander à son employeur la conversion de ses droits à repos compensateur en indemnité afin de ne pas faire obstacle à un autre emploi ou au suivi d’une formation.

La succession de contrats saisonniers

Renouveler un contrat saisonnier avec le même salarié est possible s’il est conclu afin de pourvoir un emploi effectivement saisonnier (non permanent) et dans le respect des règles relatives aux CDD.

Ne sont pas saisonniers, les contrats conclus pour une période coïncidant avec la durée d’ouverture ou de fonctionnement de l’entreprise (par exemple, contrat signé avec un serveur pendant les 6 mois d’ouverture d’un restaurant d’une station de ski).

La clause de reconduction

Le contrat de travail peut comporter une clause prévoyant sa reconduction d’une saison à l’autre.
Précaution à observer pour éviter la requalification du contrat en contrat de travail à durée indéterminée : la rédaction de la clause ne doit pas avoir pour effet d’imposer la reconduction automatique. Elle doit simplement prévoir une priorité d’emploi en faveur du salarié.

Une convention ou un accord collectif applicable à l’entreprise peut imposer à l’employeur ayant occupé un salarié saisonnier de le réemployer pour la même saison de l’année suivante.

Pour le calcul de l’ancienneté du salarié, il est fait cumul des durées des contrats de travail à caractère saisonnier successifs qu’il a effectué dans une même entreprise.

 

 

18 novembre 2019

Statut Conjoint travaillant dans l'entreprise - 11 2019

Conjoint travaillant dans l’entreprise : il faut le déclarer !

Journal COGEP – 05 11 2019

Les conditions dans lesquelles le chef d’entreprise doit déclarer le statut de son conjoint qui travaille régulièrement avec lui viennent d’être précisées.

Vous le savez : le chef d’une entreprise artisanale, commerciale ou libérale est tenu de déclarer son conjoint ou son partenaire pacsé qui participe régulièrement à l’activité de son entreprise auprès des organismes où l’entreprise est immatriculée. Or, cette obligation n’étant pas toujours respectée, les pouvoirs publics l’ont récemment renforcée.

 Ainsi, la loi prévoit désormais qu’à défaut de déclaration de l’activité régulière du conjoint et du statut choisi par ce dernier (collaborateur, associé ou salarié), le chef d’entreprise sera réputé avoir déclaré que le statut choisi est celui de conjoint salarié, soit le plus protecteur.

Ce qui devrait inciter les chefs d’entreprise à s’exécuter. Précision : la même obligation pèse sur le chef d’une exploitation ou d’une entreprise agricole. La déclaration de l’activité professionnelle du conjoint Les modalités selon lesquelles cette déclaration doit être effectuée viennent d’être précisées.

Ainsi, lors de la création de l’entreprise, le chef d’entreprise doit, dans le dossier unique de déclaration de création de l’entreprise qu’il adresse au centre de formalités des entreprises (CFE), joindre la déclaration attestant de l’exercice d’une activité professionnelle par son conjoint ainsi que la déclaration du statut choisi par celui-ci. Et lorsque le conjoint se met à exercer une activité dans l’entreprise après qu’elle a été créée, ou lorsqu’il souhaite changer de statut, ou encore lorsqu’il cesse son activité, le chef d’entreprise doit, dans les deux mois qui suivent ce changement, faire une déclaration modificative en ce sens au CFE. Le conjoint travaillant dans une société Jusqu’alors, le conjoint ou le partenaire pacsé du gérant associé unique d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou du gérant associé majoritaire d’une société à responsabilité limitée (SARL) ou d’une Selarl pouvait opter pour le statut de conjoint collaborateur à condition que l’effectif de l’entreprise ne dépasse pas 20 salariés. Cette condition vient d’être supprimée, ce qui permettra donc au conjoint de choisir ce statut quel que soit le nombre de salariés employés par l’entreprise. Précision : cette suppression n’entrera en vigueur que le 1er janvier 2020. Décret n° 2019-1048 du 11 octobre 2019, JO du 13

 

8 janvier 2020

FISCAL : Taxes Foncières - Exonération - 01 2020

Exonération de taxe foncière 2020 : qui peut en bénéficier ?

JDN   Mis à jour le 19/12/19 16:46

En France, la taxe foncière est une taxe imposée à tous les propriétaires et usufruitiers d'un bien immobilier. Vraiment tous ? En pratique, certaines situations permettent d'obtenir une exonération de taxe foncière.

Conditions d'exonération de la taxe foncière

Plusieurs conditions sont nécessaires pour pouvoir prétendre à une exonération de taxe foncière. La loi prévoit que les personnes titulaires de l'Aspa ou de l'Asi bénéficient d'une exonération de la taxe foncière relative à leur résidence principale si elles l'occupent soit seules (ou avec leur conjoint), soit avec des personnes comptées à leur charge pour le calcul de l'impôt sur le revenu, soit avec des personnes dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain plafond (voir tableau ci-dessous), soit avec des personnes qui sont titulaires de la même allocation qu'elles.

Les personnes titulaires de l'AAH et les personnes âgées de plus de 75 ans au 1er janvier de l'année d'imposition peuvent, elles aussi, bénéficier d'une exonération de leur taxe foncière. Mais en plus des conditions de cohabitation citées plus haut, elles doivent remplir des conditions de revenus. En effet, le montant du revenu fiscal de référence qui figure sur leur dernier avis d'imposition ne doit pas dépasser un certain plafond. Cette limite varie selon le nombre de parts de quotient familial auxquelles elles ont droit.

 

Nombre de parts de quotient familial

Limite de revenu fiscal de référence à ne pas dépasser

1

10 988 €

1,25

12 455 €

1,5

13 922 €

1,75

15 389 €

2

16 856 €

2,25

18 324 €

2,5

19 791 €

2,75

21 258 €

3

22 725 €

Par demi-part supplémentaire

2 934 €

Par demi-part supplémentaire

1 467 €

A noter que les personnes exonérées de taxe foncière sur le bâti en 2014 en raison de leurs revenus le sont restées en 2018, y compris lorsque leurs revenus dépassaient les plafonds fixés. Elles seront peu à peu réimposées : la valeur locative du bien sur lequel porte la taxe fait l'objet d'un abattement de deux tiers en 2019 puis d'un tiers seulement en 2020.

Demande d'exonération de la taxe foncière

La demande d'exonération de la taxe foncière doit être établie auprès du centre des finances publiques rattaché à la localisation du logement. Certaines pièces justificatives peuvent être exigées pour pouvoir réaliser cette demande.

Exonération de la taxe foncière sur la résidence secondaire

Depuis 2000, les personnes âgées de plus de 75 ans peuvent également prétendre à bénéficier d'une exonération de taxe foncière sur leur résidence secondaire.

Exonération de la taxe foncière et logements BBC

Les logements économes en énergie, labellisés BBC, achevés à compter du 1er janvier 2009, peuvent, selon les collectivités locales, obtenir une exonération temporaire de taxe foncière d'au moins 5 ans. Il faut pour cela que le logement affiche un niveau élevé de performance énergétique, nettement supérieur au niveau imposé par la législation en vigueur. L'exonération peut être partielle (50%) ou totale (100%).

Exonération de la taxe foncière et logements neufs

Les constructions neuves (qu'il s'agisse d'une résidence principale ou secondaire) bénéficient d'une exonération temporaire de taxe foncière pendant deux ans. Pour en être exempté, il est nécessaire d'effectuer une déclaration auprès des services des impôts fonciers via le formulaire H1 (maison individuelle) ou H2 (immeuble collectif) et ce dans les 90 jours suivant la date d'achèvement de la construction. Les logements neufs construits avec un prêt relevant du régime HLM ou les logements financés par des prêts aidés de l'Etat à plus de 50% (hors prêt à taux zéro) peuvent également bénéficier d'une exonération de taxe foncière.

Exonération de la taxe foncière et bénéficiaires du RSA

Bénéficier du RSA n'est pas une condition suffisante pour pouvoir prétendre à une exonération de la taxe foncière.

 

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2 juillet 2020

FISCAL - Charges Déductibles du Résultat Fiscal - 07 2020

28 juin 2020

RETRAITE - INFOS MALUS - 28 06 2020

27 mai 2020

FISCAL - Barême KMS 2019 - 27 05 2020

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